J'ai deux chiens deux moutons de laine
et je les aime tous autant
je les abrite sous l'échelle
où je leur fait passer le temps
J'ai deux fois deux fois moins de veine
que quand j'avais dix-huit ans
on dirait que la vie m'entraîne
à me faire payer mes tourments
Mais le jour viendra peut-être
où l'amour irriguera ma rivière
et ce jour-là, je ferai comme tous les hommes
je croquerai dans la pomme, je croquerai comme un homme
le fruit qui se dérobe à moi, à moi, à moi, à moi
J'ai connu bien des madeleines
qui m'ont donné du bon temps
Mais ces fantasmes je les gèle
Ils ne font que brûler le sang
Mais le jour viendra peut-être
où l'amour irriguera ma rivière
et ce jour-là, je ferai comme tous les hommes
je croquerai dans la pomme, je croquerai comme un homme
le fruit qui se dérobe à moi, à moi, à moi...
Adieu monde cruel, adieu monde irréel, adieu monde virtuel
Je pars sur ma nacelle, voir si je suis immortel
voir si j'ai gardé mes ailes
Malgré le mal que l'on m'a fait
Malgré les fautes que l'on commet
Tout se défait, pour vêtir d'autres formes, d'autres formes
Je pourrai en témoigner, le jour où j'aurai goûté
Le fruit qui se dérobe à moi, à moi... adieu
(Paroles et musique Viviane Lamy)